Les travaux à l'Enclos…


L’ASPHAN, est créée en janvier 1979, avec pour principal objectif de restaurer et de sauver de la démolition l’église primitive de Nozay.


L'état des lieux en 1979…



De 1978 à 2004 : les travaux de restauration 

En 1978, des Nozéens se réunissent et créent l’ASPHAN pour sauver de la démolition une partie de l’église. A partir de cette date, au prix de démarches obstinées et de dévouements multiformes, l’association rachète et entreprend les travaux des différentes parties de l’ancienne église. Il faudra tout de même 8 ans pour réussir à acheter l’ensemble de l’édifice. L’ASPHAN obtient le classement de Monument Historique en 1989.

Entre 1979 et 1987 les bénévoles rachètent les différentes parties, mais cela ne les empêchent pas de commencer des travaux dès 1980 et 1981, en organisant des chantiers de bénévole pour démolir la cloison séparant le chœur et le transept.

En 1982, un trésor insoupçonné se dévoile alors : des peintures murales du 16e siècle se cachent sous un badigeon de chaux. En 1983 l’église est alors inscrite à l’Inventaire des Monuments Historiques (IMH), même si les murs donnant au sud sont encore percés par de grandes ouvertures. La restauration de ces peintures est réalisée en 1986 par Mr Moulinier, professionnel envoyé par la DRAC. Elles retrouvent ainsi leur splendeur d’origine.

De 1987 à 1988 la démolition des murs intérieurs se poursuit et les gravats servent à redonner au sol son niveau d’origine. Pendant ces deux années et sous la houlette des Architectes des Bâtiments de France, les bénévoles reconstruisent le mur sud de la nef.

Le 26 janvier 1989 l’église est classée Monument Historique. La dépose de la charpente du chœur et de son lambris bleu étoilé a lieu également en 1989, car ils sont jugés trop dangereux. Les travaux de restauration de l’église sont alors réalisée par le service des Monuments Historiques de la DRAC des Pays de la Loire, et rendus possible grâce à des financements de l’Etat, de la Région, du Département, de la Commune, et de l’association soutenue par ses adhérents et des mécènes.

En 1990 et 1991, la reconstruction du muret délimitant l’ancien cimetière sud est réalisé, toujours par les bénévoles.

A partir de 1994 et 1995 la 1ère tranche de travaux est effectuée par des professionnels agréés MH pour la restauration du transept.

 

En 1996, l’association continue à valoriser les abords et démolie la « maison Paillusson » près du pignon ouest, rachetée par la commune. Une longue période avant la reprise des travaux par la DRAC va durer jusqu’en 2001. En 2001 et 2002, pendant les travaux de restauration de la nef, tout est fait pour conserver le bois d’origine datant du 15e siècle. Pour voir la fin de la restauration de la nef il faut attendre 2003 et 2004 . Au cours de cette tranche, la lître funéraire de Henri II de Bourbon, Prince de Condé (mort en 1646) se dévoile dans toute sa splendeur.

 

Premiers travaux (1990 / 1995)…


Travaux, tranche 2001/2002


Le chantier de restauration de 2012 

En 2008 et 2009, l’association dépose des dossiers auprès des différents partenaires pour une réhabilitation de l’église. En décembre 2011 les travaux tant attendus débutent. Ils se décomposent en cinq lots différents :

 restauration du sol en palis par Hory-Chauvelin 

 pose d’un plancher bois par Perrault Frères 

 installation électrique par Guerlais énergie 

 mise en place de vitrage dans les baies par Entreprise vitrail 

 et une restauration des menuiseries (portes) par Pasquereau

La réalisation de cette tranche de travaux n’est pas très spectaculaire. En effet pendant les premiers mois, la plupart des corps de métier travaillent dans leurs ateliers.

La phase finale (la pose sur place des éléments restaurés ou recréés) est quant à elle beaucoup plus impressionnante.

Fin décembre 2011 et janvier 2012 : pose des échafaudages, et prise de côte et de mesure pour les verres des baies, les portes, le meneau en pierre, ...

Février 2012 : les entreprises nous transmettent des éléments graphiques plus précis. Par exemple, l’entreprise Hory Chauvelin nous adresse le croquis du meneau* et du remplage*. Ils sont situés dans la grande verrière du transept nord.

L’entreprise Vitrail apporte un détail sur la fixation des panneaux de verre dans cette même baie gothique.

(1 verre ; 2 U en plomb ; 3 a et b patte de fixation ; 4 pierre du remplage)

*Meneau : Pierre verticale qui sépare une baie en deux.

*Remplage : Armature de pierre des vitraux d’une baie.

 

Fin avril 2012 la découverte d’ossements a un peu ralenti le chantier mais les archéologues de la DRAC ne jugent pas utile de faire des fouilles plus approfondies.

 

fin juin 2012 les panneaux de verre sont en place. La pose du plancher est quasiment terminée. Les équipements luminaires sont posés. Il reste à faire les seuils des portes, le recalage des dalles en schiste à l’entrée de la nef, les escaliers et la pose des menuiseries. En conclusion le délai de livraison va être dépassé.