Bénédiction de la statue Sainte Thérèse dans l’église de Vay (1928)

Plusieurs journaux relatent cet évènement grandiose avec les mêmes mots et les mêmes phrases : Le Courrier de Châteaubriant, La Croix Nantaise, L’Ami de la Vérité, L’Express du Dimanche et L’Écho de la Loire.

Le dimanche 13 mai 1928 à eu lieu en l’église de Vay la bénédiction d’une statue de sainte  « Thérèse de l’Enfant-Jésus ».

Cet événement fut un triomphe puisque l’église fut trop petite pour contenir la foule accourue de tous côtés.


Quel est donc le charme et la puissance de cette sainte pour attirer ainsi à elle tous les cœurs ? 

Sa statue dressée dans notre église captivait tous les regards. Elle est si belle, si expressive représentée dans le costume de cérémonies des Carmélites : le voile noir, la robe de bure et le grand manteau blanc. 

D’une main elle presse le crucifix sur son cœur, de l’autre elle le couvre de roses et à la base de la statue, enchâssée dans un artistique médaillon, une relique très précieuse de Sainte Thérèse offerte par le Carmel de Lisieux.

emplacement dans le socle où se trouvait  la relique enchâssée dans un médaillon


    Si Sainte Thérèse a aimé les roses, la reine des fleurs, si elle a promis de faire tomber du ciel une pluie de roses, la paroisse de Vay a cru lui être agréable et la bien glorifier, en lui faisant à l’occasion de la bénédiction de sa statue, une décoration d’un éclat exceptionnel qui ravit tous les visiteurs et les pèlerins. 
     L’ornementation réalisée en l’honneur de Sainte Thérèse, comprend environ 60 000 roses* dont les coloris prédominants sont le rouge clair, le rose vif et le blanc. Ces 60 000 roses fleurissent environ 3 kilomètres de guirlandes de fringonnette* qui tombent gracieusement des voûtes des trois nefs, les reliant aux 16 colonnes de pierre blanche, bordant la frise, envahissant les rosaces, et retombant en festons le long des murs. Les autels ont une décoration en rapport avec leur style, de même les chapelles, les niches des saints, les monuments des morts et du Perpétuel Secours, les confessionnaux, le chemin de croix et la chaire* qui mérite une mention spéciale.


- Toute une série de cartes postales a été éditée pour l’occasion -

 

 

    La statue de sœur Sainte Thérèse a été adossée à une haute arcade de roses doubles parsemées d’un triple rang de lampes électriques qui retiennent l’attention des visiteurs. Des corbeilles et guirlandes de la grande nef, tombe une pluie de roses du plus bel effet, symbole de grâces obtenues par la sainte Petite Soeur aux âmes qui l’ont invoquée. 
   Mais que dire d’une pareille féerie de roses ! C’est une immense et gracieuse roseraie qui ne nuit pas à l’architecture de notre église si belle et si lumineuse. Il faut la voir pour s’en rendre vraiment compte.
    Aussi, le jour de la bénédiction, la foule arrivait par toutes les routes des paroisses voisines et éloignées, et bientôt très nombreux furent les personnes à ne pas pouvoir pénétrer dans l’église.
    La cérémonie terminée, ce fut jusqu’au soir un défilé incessant de pèlerins et visiteurs, petits enfants que leurs mamans faisaient prier tout haut, religieuses et petites filles chantant les louanges de la Sainte Carmélite, famille sollicitant des faveurs importantes, jeunes filles priant avec ferveur et implorant grâce de guérison ou lumière sur leur avenir, hommes et jeunes gens lui confiant leurs intentions. 
   Tout concouru à faire belle la cérémonie de bénédiction : assistance pressée et recueillie, chants très bien exécutés, allocution délicate et émouvante du R.P. Maindron, exhortation de Mr le Curé heureux, ainsi que tout le clergé présent, de voir Sainte Thérèse si bien priée et honorée.

* sans doute des roses confectionnées avec du papier crépon .
* fringonnette: ce mot n’existe pas, c’est le mot fragonnette qui aurait dû être employé.

Fragon (ou fragonnette ou petit houx )→


* la chaire, œuvre de Mr A. Richard sculpteur à Nantes, a été inaugurée et bénite le 24 juin 1916 .



Sources : ad44 presse - photos et c.p. collection D.N.

Daniel Nouvel / janvier 2026