Les personnages historiques

 "Grâce à la découverte du timbre de Laennec tout à fait par hasard, j’ai décidé de répertorier les timbres de Loire-Atlantique, aussi me suis-je adressée à un philatéliste passionné, Jean-François Rose, qui en a dénombré 26 et les a photographiés.

A partir de là, il a fallu rechercher l’histoire de chacun. Aujourd’hui, par le biais de l’Asphan, en voici une partie qui vous est présentée."
Monique Guillet 


 Docteur René LAENNEC 
par Charles Mazelin/1882-1968

Timbre émis en 1952
N° 936 au catalogue Yvert et Tellier. 


Médecin français, René Laennec est né le 7 février 1781 à Quimper, fils et petit-fils d’avocats. Son oncle est médecin à Nantes, professeur et directeur de l’Ecole de Médecine, il était recteur de l’université de Nantes avant sa destitution au début de la Révolution.

René Laennec va suivre l’exemple de cet oncle. En 1800, il étudie à Paris à l’Hôpital de la Charité avec, entre autre, pour professeur, Guillaume Dupuytren. René obtient son diplôme de Docteur en 1804.

Il s’oriente vers la recherche des maladies à partir des autopsies, notamment la cirrhose. En 1916, René est nommé à l’Hôpital Necker et s’intéresse aux maladies pulmonaires en utilisant la « percussion » (étude du bruit) par la frappe des doigts sur les organes.

C’est alors que tout à fait par hasard, lors d’une promenade dans un jardin public, il vit des enfants jouer autour d’une pile de poutres en bois. L’un d’eux s’amusait à gratter sur l’extrémité d’une des poutres, René Laennec, de l’autre côté, perçut le bruit. Il colla son oreille à l’autre extrémité de la poutre et entendit parfaitement le son produit par le grattage de l’enfant. Aussitôt, il comprit qu’il pouvait imaginer un conduit qui transmettrait les sons internes du corps humain.

Ainsi, en février 1816, René inventa le « stéthoscope » (du grec stethos, voulant dire poitrine), appelé alors « pectoriloque ». On peut désormais analyser les bruits corporels internes ce qui s’avère très utile pour les maladies respiratoires dont la phtisie (ou tuberculose).

En 1818, il présente ses découvertes à l’Académie des Sciences. En 1819, il publie un traité d’auscultation médiate où il classe les bruits émis dans le thorax. En 1822, il entre au Collège de France. Il réorganise la Faculté de Médecine et un peu plus tard, il est nommé titulaire de la Chaire de clinique interne à l’Hôpital de la Charité.

René Laennec meurt le 13 août 1826, à l’âge de 45 ans, dans son manoir de Ploaré à Douarnenez.