Le chêne Penloup et le chêne verd (disparus)

 

 

 

Numéro d'ordre sur la carte : 01

 

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Le chêne Penloup et le chêne Verd étaient deux chênes très proches l'un de l’autre. Ils sont représentés sur le plan cadastral de 1811, de la commune de Nozay mais aussi sur celui de la commune de Vay, de la même année. Ce sont même les seuls arbres présents sur ces deux cartes ainsi que sur toutes les autres cartes des communes du territoire !

 

Quelle importance avaient-ils pour être ainsi cités ? Ils poussaient exactement à la limite des communes de Vay et de Nozay ! Etaient-ils des arbres respectés, vénérés ou simplement des arbres de bornage ? Nul ne le sait actuellement !

 

En 1855, la carte Pinson les signale encore. Quelques années plus tard, vers 1880, le chêne Verd dut être abattu pour laisser le passage de la nouvelle route de Vay à Nozay. Quant au chêne Penloup, Henri-Alexandre Rocher, dans son ouvrage sur les chemins de Nozay, de 1923, l'indique comme disparu et laisse quelques mots significatifs à son sujet :

 

« Presque à l'endroit où a été construit le pont de chemin de fer, se dressait un vieux chêne qui a eu l'honneur de figurer sur les cartes ; le chêne Penloup. Ce nom, plus qu'une longue narration, dit suffisamment que plus d'un compère loup se balança, jadis, au bout d'une corde accrochée à quelque maitresse branche ! ».

 

Extrait de l'ouvrage « le leu au Moyen-Age » (site internet turlupins. meabilis) :

 

« Selon la tradition, le loup était pendu non loin de l'endroit de sa prise. Cette « justice » fût à l'origine de toponymes dits « le loup pendu ». Issus de ces prises, lors de battues ou de chasses, des arbres de pendaison en ont gardé la trace : le frêne au loup, l'orme au loup ou plus explicitement, le chêne du loup pendu ».

 

Alors ce chêne Penloup marque-t-il l'endroit d'une battue au loup ou tout simplement garde-t-il le nom d'un de ses propriétaires, monsieur Penloup ?

 

 

 

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Fiche botanique :

 

 

 

De quelle variété de chênes était le chêne Penloup ? Cinq variétés sont plus ou moins présentes sur notre territoire, deux chênes persistants, le chêne vert et le chêne kermès et trois chênes caduques : le chêne sessile, le chêne pédonculé et le chêne pubescent. Peut-être qu'un document, un jour le dira ! Quant au chêne verd ou vert, était-ce cet arbre persistant qu'on appelle yeule dans le sud de la France ou chêne-houx dans beaucoup de régions ?

 

En gallo, chêne s'écrit et se prononce chêne et en breton derv d'où Derval.

 

 

 

Témoignages :

 

 

 

Témoignage de Henri-Alexandre Rocher, en 1923 :

 

« Et presque à l'endroit où a été construit le pont de chemin de fer, se dressait un vieux chêne qui a eu l'honneur de figurer sur les cartes : le chêne Penloup. La carte Pinson, qui date de 1855, le signale tout particulièrement et son nom, plus qu’une longue narration, dit suffisamment que plus d'un compère loup se balança jadis au bout d'une corde accrochée à quelques maitresses branches »

 



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